l achète au chapitre de Condom
le château de Lagardère le 28 mai 1578 -« contre
des biens ruraux situés dans la juridiction de Gondrin et de Lagraulet »
et la somme de 1142 écus, un tiers, 4 sols, et 6deniers (un écu
vaut selon les époques, 4 à 6 livres).
En 1571, Lagardère rapportait au chapitre 80 livres tournois par
an, et il écrivait alors espérer tirer de sa vente 8000
livres, soit 1500 à 2000 écus.
C’est un petit seigneur local qui est qualifié de seigneur
du Lian lors de la vente. Il s’agit du Lian de Gondrin qui sera
sans doute la dot de sa fille lorsqu’elle épousera Caulet.
Il vient habiter Lagardère, et s’y établir. C’est
sans doute lui qui fait des réparations sur un château qui
a subi les dégradations des troupes de Montgoméry en fin
1569. C’est un homme d’armes, catholique, qui est sollicité
par son voisin Montespan pour participer au siège de Vic en juillet
1587, alors aux mains des protestants.
Dans le réaménagement du château, on perçoit
son souci de défense, avec l’ouverture en pont levis côté
est, protégée par l’échauguette sud est ;
mais aussi les préoccupations d’un résident avec sa
famille et la domesticité : dédoublement de l’étage
cellier-entrepôt, escalier, peut-être fenêtres bigéminées
de la « salle », nouvelles cheminées. On
trouve de nombreux Lavardac dans la région, autour d’Eauze,
depuis le XIV-XV° siècle, principalement les seigneurs d’Ayzieu,
au sud ouest d’Eauze, mais aussi, seigneurs de Guerre (commune
d’Eauze), de Bétoulin (commune d’Eauze), de St Amand
(commune rattachée à Eauze), de Campagne (ouest d’Eauze)
et Projan, de Meymes, d’Aumensan. |
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Le plus connu est le seigneur
de Blancastel (commune de Manciet à mi-chemin d’Eauze) :
Bertrand de Lavardac (vers 1470-1575), qui est sûrement
un parent proche (de la même famille que les Lavardac
d’Ayzieu, et c’est à Lagardère que
sera signé le contrat de mariage d’une Lavardac
d’Ayzieu).
C’est un valeureux compagnon de Monluc, tant en Italie
qu’en Gascogne, présent à Marignan et à
Naples, chargé de 300 hommes. Il a été
nommé gouverneur de Mont de Marsan. |
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Ses voisins les plus proches qu’il fut obligé de fréquenter
sont :
- Jean VI de Bezolles, seigneur de Bezolles, Beaumont,
Lagraulas, Ayguetinte, blessé à Rabastens en 1570, comme
Monluc, et son fils Bernard, agent farouche de la Ligue , qui attaque
Panjas dans une escarmouche tout près de Lagardère,
et ne fera sa soumission à Henri IV qu’en 1594.
- Hector de Pardaillan-Gondrin, seigneur de Gondrin,
Roques et Justian, mais aussi seigneur de Montespan en Comminges,
chef de la ligue, basé à Valence.
- son cousin Ogier de Pardaillan Panjas, d’abord
compagnon de Monluc, rallié en 1571 à la reine de Navarre,
peut-être, dit-on, pour être sûr d’obtenir
en héritage le château de Pardaillan (actuellement commune
de Beaucaire), Il est mort en 1576, son fils Charles seigneur de Pardaillan,
chef huguenot, est attaqué par son voisin Bezolles…
Pierre de Lavardac fut donc un seigneur local, homme
d’armes et bâtisseur. |
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| II - Son fils Arnaud de LAVARDAC (mort en septembre
1615) |
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- Les guerres de religion sont finies, le pays est calme. C’est
la fin du règne de Henri IV et le début de la régence
de Marie de Médicis.
- Il semble avoir été un organisateur :
- le 15 mai 1890, en accord avec les consuls de Lagardère,
il fait procéder à la révision du cadastre, par
Jean Jacques Laffargue, arpenteur de Francescas.
- il est en procès avec le chapitre de Condom, à propos
de la dîme de Lagardère. Une transaction intervient en
1699.
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| III - Sa fille et sœur d’Arnaud Alix
de LAVARDAC |
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| Elle apparaît comme une femme de caractère,
très attachée à Lagardère, à l’occasion
de la succession de son frère.
C’est une succession "à problèmes", puisque
Arnaud ne laisse que deux filles illégitimes, Charlotte et Alix,
et a légué le château au collège d’Auch,
tenu par les jésuites.
Sa sœur Alix revendique la succession. Les jésuites d’Auch
sont désintéressés.
Mais Alix s’oppose alors à son mari, Jean Pierre de Caulet,
seigneur de Lian, et le 3 décembre 1616, dans la "salle
noble de La Gardère", par devant notaire, "elle
déclare que sollicitée par son mari de vendre…,
elle se refuse à le faire, et va trouver son parent, le seigneur
de Fieulx au château de Podenas, et maintient son dire que la
vente ne se fera pas, malgré les mauvais traitements de son époux,
qui la demande, et qu’elle ne cédera qu’à
la violence..." |
Mais les dettes apportées
pat l’héritage sont telles qu’elle est
finalement obligée de vendre en 1617. Son mari, Jean
Pierre de Caulet, qui a seul le droit de le faire, lui donne
alors plein pouvoir pour aliéner cet héritage.
La vente n’aura lieu
que quatre ans après, en 1621. Auparavant, le château
de Lagardère verra le mariage de Louise de Lavardac,
fille du seigneur d’Ayzieu, et cousine d’Alix,
avec le seigneur de Pimbat, de la famille des seigneurs de
Rozès.
L’acquéreur est un voisin Jean de Maniban, seigneur
du Busca, et haut magistrat au parlement de Toulouse.
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| Mais il n’a pas l’argent nécessaire,
et emprunte les 3200 livres, prix du château et de la seigneurie,
à Philippe de Pins, seigneur d’Aulagnères, près
de Valence, qui s’intitule seigneur de Lagardère jusqu’au
complet remboursement de la dette, neuf ans après. |
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| IV - Philippe de PINS |
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| Qualifié de seigneur de Lagardère,
il s’occupe de son nouveau domaine. Il réside au moins transitoirement
au château, mais son titre de propriété est ambigu,
comme le montre un litige à propos d’une coupe de bois qu’à
effectuée un tuilier de Lagardère, avec l’accord du
régisseur des Maniban, mais contre l’avis du seigneur d’Aulagnères |
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| V - Thomas de MANIBAN (mort en 1652) |
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| Il rembourse le prix du château à
Philippe de Pins le 28 juin 1630, et prend aussitôt possession de
sa seigneurie, tout en protestant "contre les ruines et destructions
de toutes sortes qui se trouvent au château et au domaine de Lagardère "…
C’est son père Jean de Maniban qui à fait l’achat
de 1621. Il a donne "en apanage" Lagardère à
son fils Thomas à condition qu’il rembourse…
La famille Maniban, est constituée à l’origine de
bourgeois marchands de Mauléon d’Armagnac (à la
point nord ouest du département) du nom de Labassa. En 1551,
Jean de Labassa, dit de Maniban est seigneur de Lusson. Pierre, sans
doute son fils épouse vers 1560 Françoise de Bousty, fille
et héritière du seigneur de Busca et d’Ampeils (actuellement
dans Valence). |
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Leur fils Jean de Maniban fait
une belle carrière de Magistrat qui débute à
Bordeaux où il se marie dans la noblesse de robe, puis
en 1614, à Toulouse , où il est nommé président
au parlement. Il fait construire le château de Maniban,
tout près de Mauléon, achète la seigneurie
de Cazaubon, et celle de Lagardère, on l’a vu, en
1621. Il meurt vers 1630. Thomas de Maniban est un magistrat
apprécié pour son activité et son adresse
diplomatique. Dès 1632, il est avocat général.
Il deviendra plus tard président à mortier au
parlement de Toulouse. |
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Il acquiert une grande notoriété
pour son rôle majeur dans des affaires très "sensibles",
dont l’intérêt, aujourd’hui, nous paraît
parfois assez dérisoire :
- un conflit d’étiquette entre le parlement et l’archevêque
en 1639. Le parlement exige de l’archevêque un serment
à genoux chaque année... ; comme tout autre membre
du parlement. L’archevêque refuse et est mis à
l’amende. Le parlement, et Maniban en particulier est excommunié.
Il mène les tractations qui aboutissent à une conciliation
satisfaisant l’honneur des deux parties.
- un conflit plus grave entre le parlement de Toulouse et le conseil
d’état. En 1643, à l’occasion du changement
de règne, est établi, comme d’habitude un impôt
par "droit de joyeux avènement". Dans le Languedoc,
il est appliqué de façon très dure. Maniban porte
plainte au parlement qui casse l’édit du représentant
royal. Les fermiers généraux en appellent au conseil
d’état qui rétablit l’édit et démet
Maniban de ses fonctions. Il est alors envoyé à Paris,
ou il voit le ministre La Vrillières, la reine régente
Anne d’Autriche et aboutit à une transaction favorable.
L’histoire ne dit pas s’il a alors croisé son compatriote
Charles de Batz d’Artagnan mousquetaire du roi…
- un conflit de préséances entre le parlement de Toulouse
et les Capitouls, avec des querelles byzantines en 1645-1645. Après
1646, il semble s’être retiré de Toulouse. Il meurt
en 1652.
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Il est attaché à son domaine qui se compose
de deux parties ; en bas Armagnac autour de Maniban,
Mauléon, Cazaubon ; et en Fezensac autour de Busca
et Lagardère.
- il fait construire le château du Busca, que l’on
voit toujours et le termine en 1649,
- en 1635, il donne Lagardère en afferme pour un
bail de 6 ans de 1440 livres payables chaque année ;
- en 1638, pour loger les gens de guerre envoyé
sur place à l’occasions d’émeutes
fiscales en Pardiac, chaque communauté doit mettre
du sien. Les consuls de Lagardère ne paient pas.
Lannepax, qui a du loger les soldats proteste et prend en
gage un troupeau de bœufs de Lagardère. Maniban
reprend le troupeau, prévient Lagardère, et
permet une transaction qui amènent des remerciements
des consuls de Lagardère.
- en 1639 il met en afferme le Busca et 10 métairies.
Par rapport aux Lavardac, l’ambiance est bien différente.
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| Il n’y a plus de guerre locale, et Thomas
de Maniban est le symbole de la réussite d’une noblesse de
robe experte dans les rouages administratifs de plus en plus complexes
de l’état. Le seigneur confie son domaine rural à
des exploitants qui le paient. Il vit et agit essentiellement dans la
capitale provinciale, ou même à Paris… |

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| VI - Son fils Jean-Guy de MANIBAN (mort en 1717) |
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Il joue un rôle plus effacé au parlement
de Toulouse, où il devient président à mortier en
1683.
Dans le pays, il arrondit son domaine : il acquiert Massencome en
1674 et Tilladet vers Gondrin en 1676.
Il devient marquis de Maniban en 1681, augmente la partie de don domaine
située en bas-Armagnac de Toujouse, Monguilhem en 1685, de Campagne
et d’Ayzieu, autrefois fief des Lavardac, en 1701. |
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Comme son père, il afferme ses domaines :
en particulier Lagardère à François Cugneau,
grand propriétaire du village, en 1685. Le bail sera
renouvelé.
Son voisin est moins discret que lui :
Beaumont, appartenait aux Bezolles, Montespan, de la famille
des Pardaillan Gondrin y est exilé, lorsque son épouse
devient la maîtresse officielle du roi et qu’il
proteste violemment.
Un peu plus tard son fils légitime deviendra duc d’Antin
et sera comblé des faveurs du roi, jusqu’à
laisser son nom à Paris…
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| VII - Jean Gaspard de MANIBAN (1686 - 31 août
1762) |
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C’est le membre le plus célèbre de la
famille. C’est un grand seigneur digne représentant
de la haute noblesse de robe.
Il va à Paris en 1707 épouser la fille du président
Lamoignon du parlement de Paris, oncle du futur ministre Malesherbes.
Il revient sûrement à plusieurs reprises à
Paris, où il a noué des relations importante
à travers sa belle famille. C’est bientôt
la régence (1715-1723), le système de Law et
le triomphe du "bossu", selon Paul Féval…
Chacun peut imaginer un lien entre les deux célébrités…
Il est conseiller au parlement à 20 ans en 1706, président
à mortier en 1714, à 28 ans, il devient premier
président du parlement de Toulouse en 1722, à
36 ans, et le reste 40 ans, jusqu’à sa mort.
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- C’est un grand magistrat consciencieux et zélé,
très absorbé par sa tâche, autoritaire et dominateur
mais affable et courtois, urbain et "d’une gaîté
décente" avec ses subordonnés. Sa présidence
est marquée par la solennité et la grandeur. Il organise
à Toulouse des réceptions somptueuses.
- Il est austère, de tendance janséniste, conscient
de représenter la morale et le bien public et d’être
un des tout premiers grands serviteurs de l’état, qui
doit savoir s’opposer, si nécessaire au gouvernement
du roi. A la mort du régent et du cardinal Dubois, en 1723,
devant les assemblées réunies il lève les mains
en signe de bénédiction
- En 1727, pendant les inondations de Toulouse, il organise les secours.
Il fait partie de l’académie des Jeux Floraux.
- En 1728 - 1732 il s’oppose à l’enregistrement
de nouveaux impôts, comme d’autres parlements.
- En 1761 le parlement organise le procès Calas, mieux connu
par les libelles de Voltaire. Il ne semble pas y avoir participer.
- En 1762 il commence l’instruction du procès des Jésuites,
machination politique qui aboutira à la dissolution de l’ordre
en 1763, mais il tombe brusquement malade et meurt sans avoir pu présider
le procès le 31 août 1762.
- localement, il vient chaque année dans son château
du Busca et renouvelle régulièrement les baux à
fermes, en particulier de Lagardère.
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Il est bien différent de ses voisins :
- Pardaillan est passé par héritage aux Baudéan
de Parabère. Le seigneur, gouverneur du Poitou, laisse en 1716
une jeune veuve Marie-Madeleine de la Vieuville, qui brille à
Paris à la cour du Régent dont elle devient la maîtresse.
Elle est connue comme "la Parabère", organise des
fêtes, en particulier dans sa maison d’Asnières…
- Le château de Herrebouc, à Saint-Jean Poutge est la
résidence des seigneurs de Verduzan, titrés marquis
de Miran, un hameau de la commune de Rozès. Jean-Jacques de
Verduzan (1695-1760) est d’abord un homme d’armes au service
du roi. Il est mousquetaire. Mais bientôt il se retire à
Herrebouc et se consacre à l’amélioration de ses
terres, à l’étude et à la poésie.
Il est en relation avec tout un réseau d’intellectuels
fortunés caractéristiques de l’époque des
lumières, ouverts, soucieux d’améliorations économiques
(comme les « Physiocrates » un peu plus tard ),
cultivés et d’esprit voltairien. Son fils, moins brillant
que lui, obtiendra de l’intendant d’Etigny la concession
des eaux thermales du Castéra, et fera bâtir, à
côté des nouveaux thermes un joli château XVIII°,
maintenant disparu…
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| Ni la Parabère, ni Verduzan, ne devaient
être vus d’un bon œil par le marquis de Maniban, très
austère, même s’il était aussi très cultivé. |
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VIII - Marie-Christine de MANIBAN
marquise de LIVRY, deuxième fille du Président Jean Gaspard,
est la dernière de la famille. |
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| Elle hérite de tous les biens de son père.
Mais c’est une parisienne. Elle a épousé le marquis
de Livry (sur Seine), premier Maître d’Hôtel du roi,
et quand elle n’est pas à la cour, vit l’hiver à
Paris rue de l’Université, et l’été à
Soisy sous Etioles. |
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Elle se débarrasse petit à
petit de ses propriétés gasconnes :
- en 1780 elle vend le Busca au marquis
de Faudoas, mais le reprend faute d’être payée.
Elle le revend en 1803 au Dr Rizon, de Gondrin, dont les
descendant sont toujours propriétaires.
- en 1791, elle vend le château de
Lagardère avec la métairie de La Bourdette
qui en dépend à un des plus riches Lagardérois :
Jean Délas, de La Bordeneuve (actuellement Le Mulé)
frère du premier maire de la toute nouvelle commune
de Lagardère.
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